Le CR de Camille David suite à sa participation au VentouxMan à Monteux.
Dernier dossard de la saison 2025 et pas des moindres : le Ventouxman format L. Un défi et un objectif par la même occasion pour mon second triathlon longue distance seulement.
Il fait encore nuit quand je prends la direction du parc à vélo. Nous sommes tous avec nos petites lampes pour installer nos affaires et enfiler la combinaison de natation.
De gros orages et beaucoup de pluie avaient eu lieu la veille, plongeant le site de course sous un épais brouillard au lever du jour – je n’avais déjà pas envie de nager dans ce lac peu engageant, alors là… Impossible de distinguer la moindre bouée, le départ est retardé puis après plus de 30 minutes d’attente l’organisation décide de réduire la natation. Le départ est donné au pistolet et toutes les femmes s’élancent dans l’eau : un véritable départ sprint à jouer des coudes. Je sors de l’eau dans les premières, bien groupées.
Départ à vélo en trombe sur les routes plates et urbaines autour de Monteux et Carpentras. Je me retrouve rapidement avec deux autres filles, on garde nos distances mais ça motive jusqu’au pied du Ventoux ! Les premiers hommes nous rattrapent peu avant Bédoin. Début de l’ascension du Ventoux, il fait bon, pas encore de vent, je me concentre car je sais ce qui m’attend et je sais comment gérer l’effort de cette longue ascension mythique. Je rattrape une place chez les femmes pendant l’ascension mais je ne sais pas encore à ce moment où je me situe dans la course féminine. Comme toujours, l’approche du Chalet Reynard marque l’arrivée du vent glacial qui vaut la renommée du Ventoux. J’essaie de ne pas relâcher l’effort et de poursuivre en gestion afin de ne pas arriver crâmée là-haut. Petit arrêt ravito et j’enchaîne direct avec une descente des plus froides et surprise, des contractures aux quadri… J’essaie de mouliner pendant la descente pour me réchauffer et faire passer cela mais en vain.

Pas le temps de réfléchir, on attaque direct avec le Col de la Chaîne à la sortie de Malaucène et mes jambes restent douloureuses alors j’appuie comme je peux… Fin de vélo pas des plus plaisantes pour cette raison et l’état des petites routes vraiment mauvaises ne rend pas cette portion vélo agréable.

Je pose le vélo 6e féminine. Place à la course à pied, les jambes répondent plutôt bien malgré la gêne des contractures. J’essaie d’emblé de prendre l’allure que je m’étais fixée. Le premier tour semble plutôt facile mais je ne m’emballe pas : chaque tour se termine par l’ascension d’une butte bien casse-pattes ! Deuxième tour qui se fait sentir mais on me dit que la 5e n’est pas très très loin alors je tiens et on se motive avec un autre concurrent. Dernier tour en vue, j’arrive à récupérer la 5e femme et poursuis avec mon « acolyte » de course. Je termine la partie course à pied en 1h25* à l’allure fixée : une belle satisfaction ! 

De quoi bien clôturer ma troisième saison de triathlon !
En bref : 5e féminine – 87e/423 classés – 5h50 d’effort
*Il y avait un peu moins de 19 km à pied et non 21 km
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